Les traitements de la MPOC permettent de soulager les symptômes, de ralentir la progression de la maladie et de prévenir les poussées. Pour déterminer le traitement le mieux adapté à votre cas, votre médecin tiendra compte de vos symptômes, des résultats de votre spirométrie, de vos antécédents d’exacerbations et de toute comorbidité susceptible d’affecter votre santé respiratoire.

Médicaments

Quels médicaments me seront prescrits?

Les médicaments prescrits par votre prestataire de soins pour traiter votre MPOC dépendront de votre fonction pulmonaire, de vos symptômes, de votre état de santé et de votre risque d’exacerbation (ou de « poussée »). Votre médecin examinera également votre technique d’utilisation d’un inhalateur, car il en existe différents types.

Il existe plusieurs types d’inhalateurs pour traiter la MPOC, y compris des bronchodilatateurs à courte et à longue durée d’action et des inhalateurs anti-inflammatoires (stéroïdes). Il est fréquent que plusieurs inhalateurs ou médicaments soient utilisés ensemble dans une thérapie combinée.

Les médicaments prescrits par votre prestataire de soins pour traiter votre MPOC dépendront de votre fonction pulmonaire, de vos symptômes, de votre état de santé et de votre risque d’exacerbation (ou de « poussée »). Votre médecin examinera également votre technique d’utilisation d’un inhalateur, car il en existe différents types.  

La bonne technique d’utilisation de l’inhalateur

Si vous n’utilisez pas correctement votre inhalateur, il est possible que vous ne receviez pas la dose complète de votre médicament. Pour plus d’information (y compris des vidéos), consultez notre section « Comment utiliser votre inhalateur ». Demandez à votre prestataire de soins, pharmacien-ne, éducateur(-trice) respiratoire ou infirmier(-ère) de vérifier si votre technique d’utilisation d’un inhalateur est correcte.

Il est important de prendre les bons médicaments au bon moment pour gérer votre MPOC le mieux possible. Votre Plan d’action MPOC peut vous aider à savoir quand les prendre et à quelle dose.

Bronchodilatateurs (inhalateurs)

Les bronchodilatateurs détendent les muscles qui entourent les voies aériennes, pour les ouvrir et vous permettre de respirer plus facilement. Ces médicaments sont pris à l’aide d’un dispositif d’inhalation. Il existe divers types d’inhalateurs qui contiennent différents types et dosages de médicaments.

Les bronchodilatateurs à longue durée d’action réduisent l’enflure dans les voies aériennes et préviennent l’apparition de symptômes de MPOC. Ils sont à prendre tous les jours à la même heure ou à peu près, même si vous vous sentez bien. 

Les bronchodilatateurs à courte durée d’action agissent rapidement pour détendre les voies aériennes et vous aider à mieux respirer. Ils sont à prendre lorsque vous avez des symptômes. Ces médicaments agissent rapidement pour vous soulager, mais leur effet s’estompe après quelques heures. 

Deux types de bronchodilatateurs sont utilisés pour prendre en charge la MPOC et prévenir les poussées.

  • Les bêta2-agonistes détendent les muscles contractés autour des voies aériennes, pour les ouvrir et faciliter la respiration. 
  • Les antagonistes muscariniques (ou « anticholinergiques ») empêchent les muscles autour des voies aériennes de se contracter et aident à évacuer plus facilement le mucus des poumons en crachant.

Exemples d’inhalateurs de bêta-2 agonistes à courte durée d’action (BACA) :

Exemple d’inhalateur d’antagoniste muscarinique à courte durée d’action (AMCA) :

Exemples d’inhalateurs de bêta-2 agonistes à longue durée d’action (BALA) :

Exemples d’inhalateurs d’antagonistes muscariniques à longue durée d’action (AMLA) :

Médicaments anti-inflammatoires

es corticostéroïdes inhalés (CSI) réduisent l’inflammation, l’enflure et la production de mucus dans les voies aériennes. Ils ne sont pas utilisés seuls pour traiter la MPOC, mais peuvent être prescrits en complément d’un AMLA, d’un BALA ou des deux.

Exemples d’inhalateurs de CSI :

Thérapie combinée

Si votre prestataire vous prescrit un inhalateur d’AMLA ou de BALA seul, c’est une monothérapie. Il/elle pourrait aussi vous prescrire une thérapie combinée (« bithérapie ») comprenant un AMLA et un BALA, ou un BALA et un CSI.
 

Certains inhalateurs offrent une combinaison de médicaments. Par exemple :

BACA + AMCA = Combivent Respimat

BALA + CSI = Symbicort TurbuhalerBreo Ellipta, Advair, Advair Diskus

BALA + AMLA = Duaklir GenuairUltibro BreezhalerIspiolto RespimatAnoro Ellipta

L’utilisation conjointe d’un AMLA, d’un BALA et d’un CSI est appelée « trithérapie ».

AMLA + BALA + CSI = Trelegy Ellipta, Breztri Aerosphere, Trimbow

Réadaptation pulmonaire

Les bienfaits des réadaptation pulmonaire 

La RP aide les personnes atteintes de maladies pulmonaires comme la MPOC à vivre et respirer mieux grâce à l’exercice, à l’éducation et au soutien. La réadaptation pulmonaire (RP) est un excellent moyen d’apprendre à gérer votre MPOC et à rester actif(-ve). La RP est un programme supervisé de plusieurs semaines qui aide les personnes atteintes de maladies pulmonaires comme la MPOC à vivre et respirer mieux grâce à l’exercice, à l’éducation et au soutien.

Les participant-es doivent être recommandé-es à un programme de RP, qui est généralement offert par un hôpital. Les séances se déroulent à l’hôpital ou dans un centre de loisirs ou de santé communautaire local.

Accès à la réadaptation pulmonaire

La demande et le besoin de services de RP dépassent largement le nombre de places dans les programmes à travers le Canada. La RP est fortement recommandée dans le cadre d’un plan de traitement de la MPOC et d’autres affections pulmonaires, mais l’accès à un programme local (s’il en existe un) peut être difficile en raison de longues listes d’attente, de problèmes de transport ou de la difficulté à s’absenter du travail.

En attendant d’obtenir une place dans un programme de réadptation pulmonaire, L’Association pulmonaire du Canada offre RespirezFORT, un programme de formation, exercice, ressources et soutien, qui peut être suivi par toute personne dans le confort de son domicile. De plus, il est très important de maintenir l’activité physique régulière après la réadaptation pulmonaire. Vous pouvez également utiliser ce programme pour rester actif après votre réadaptation pulmonaire

Oxygénothérapie

Si le taux d’oxygène dans votre sang est chroniquement bas même au repos, votre prestataire de soins pourrait vous prescrire une oxygénothérapie.

Chaque cellule de votre corps a besoin d’oxygène. Si vos poumons sont endommagés, ils ne pourront pas absorber une quantité suffisante d’oxygène dans l’air que vous respirez et votre sang ne pourra pas faire circuler assez d’oxygène dans votre corps. Il peut en résulter une hypoxémie, c’est-à-dire un manque d’oxygène dans le sang. L’hypoxémie peut provoquer des maux de tête, une confusion et un essoufflement. Le cœur et le cerveau sont particulièrement sensibles à un faible taux d’oxygène et peuvent en subir des dommages.

Pour savoir si un supplément d’oxygène pourrait vous être utile, votre prestataire de soins de santé vous recommandera une évaluation. Si votre taux d’oxygène sanguin est chroniquement bas, même lorsque vous ne faites pas d’exercice ou d’autres efforts, votre médecin pourrait vous prescrire une oxygénothérapie. Vous pourriez devoir utiliser de l’oxygène en tout temps, ou seulement à certains moments (p. ex., la nuit).

Il est important de noter que l’oxygène ne réduit pas l’essoufflement.

Mesure de la fonction pulmonaire et de l’oxygène dans le sang

Le test de marche de six minutes (TM6M) sert à évaluer le fonctionnement de vos poumons à l’exercice. On mesurera le taux d’oxygène dans votre sang avant que vous commenciez à marcher pour avoir une valeur de référence. On vous demandera ensuite de faire des allers-retours en marchant dans une pièce ou dans un couloir pendant six minutes. On surveillera votre taux d’oxygène sanguin, votre fréquence cardiaque et votre tension artérielle. Ces chiffres et le nombre de « longueurs » que vous aurez faits serviront à déterminer votre capacité d’exercice aérobique. Ce test peut être effectué avant de commencer une réadaptation pulmonaire ou pour savoir si vous avez besoin d’un supplément d’oxygène. L’analyse du taux d’oxygène dans le sang à l’exercice est parfois appelée « oxymétrie de marche ».

Une analyse des gaz sanguins artériels (GSA) peut également servir à déterminer la capacité de vos poumons à faire circuler l’oxygène dans votre sang.

Utilisation d’un oxymètre de pouls pour mesurer le taux d’oxygène dans le sang

L’oxymètre de pouls est un petit appareil qui mesure votre pouls et votre taux d’oxygène sanguin, en projetant un faisceau lumineux dans le sang.

Le taux d’oxygène dans le sang mesuré à l’aide d’un oxymètre est appelé « taux de saturation en oxygène » (ou SpO2). Chez la plupart des personnes en bonne santé, ce taux se situe entre 94 % et 100 %. Il peut être inférieur chez les personnes atteintes de troubles pulmonaires ou cardiaques.

Vous pouvez utiliser un oxymètre de pouls à la maison pour surveiller l’oxygénation de votre sang avant de demander une aide médicale. Si vous utilisez un oxymètre de pouls, en particulier si vous avez la peau foncée, vous ne devriez pas vous fier au résultat de cet outil comme seule mesure de votre taux d’oxygénation.

Des facteurs comme votre technique d’utilisation de l’oxymètre, vos caractéristiques physiques et votre état de santé, de même que l’environnement dans lequel la mesure a été prise, peuvent influencer l’exactitude du résultat. Certaines données indiquent que les résultats de l’oxymètre de pouls peuvent être moins précis chez les personnes ayant une peau foncée. Des données indiquent également que les mesures de l’oxymètre de pouls peuvent être moins précises lorsque la saturation en oxygène est plus faible.

Traitement chirurgical

Le traitement chirurgical de la MPOC n’est généralement utilisé qu’en cas de maladie sévère ou terminale ne répondant pas bien aux autres traitements. Votre médecin déterminera si les bienfaits possibles de cette intervention l’emportent sur les risques. Il/elle prendra en compte votre âge, vos comorbidités, le fait que vous fumez ou non, vos facteurs psychosociaux et le potentiel d’amélioration de votre qualité de vie après l’intervention.

Réduction du volume pulmonaire

À mesure que le tissu pulmonaire endommagé s’élargit et s’étire, les parties saines des poumons ont moins d’espace pour se dilater lorsque vous respirez. Si la partie endommagée du ou des poumons est limitée à certaines zones, il est possible d’enlever ces parties du poumon pour permettre aux parties intactes de mieux fonctionner, ce qui facilitera la respiration.

Pose d’une valve pulmonaire

L’emphysème cause un gonflement des poumons, avec de l’air emprisonné, ce qui rend la respiration difficile. La pose d’une valve pulmonaire (endobronchique) est une option pour les personnes atteintes d’emphysème qui ne répondent pas aux autres traitements. À l’aide d’un bronchoscope (un long tube flexible muni d’une caméra à son extrémité), le/la médecin insère une valve à sens unique dans les parties les plus endommagées des poumons. La valve s’ouvre lorsque vous expirez, ce qui permet à l’air et aux sécrétions de s’échapper. Elle se ferme lorsque vous inspirez, évitant que l’air ne soit piégé dans la partie endommagée des poumons.

Greffe de poumon

Une greffe de poumon peut concerner un seul poumon ou les deux. Les doubles greffes de poumon sont beaucoup plus courantes. En 2022, 331 doubles greffes de poumon et 18 greffes de poumon simples ont été réalisées au Canada. Il est à noter que ces chiffres incluent tous les receveur(-euse)s, et pas seulement ceux/celles atteint-es de MPOC.

Cette section a été réalisée grâce à une subvention éducative sans condition accordée par AstraZeneca Canada.