Asthme

Vivre avec l’asthme

Comment puis-je gérer mes symptômes?

En maîtrisant bien votre asthme, vos symptômes seront rares. La meilleure façon de gérer vos symptômes d’asthme est de les prévenir.

Cela signifie que vous devez prendre vos médicaments de contrôle tous les jours, même si vous n’avez aucun symptôme. Mais parfois, des symptômes peuvent apparaître.

Les symptômes courants de l’asthme sont la toux, l’essoufflement, l’oppression thoracique et la respiration sifflante. Lorsque cela se produit, vous devez prendre certaines mesures :

  • Arrêtez ce que vous êtes en train de faire.
  • Prenez votre médicament de secours.
  • Attendez que vos symptômes s’arrêtent. Ils devraient s’atténuer rapidement et disparaître dans les 10 minutes.

Parlez de la maîtrise de votre asthme avec un-e membre de votre équipe soignante si :

  • Vous devez prendre votre médicament de secours plus de deux fois par semaine OU
  • Vous vous réveillez la nuit ou tôt le matin à cause de symptômes d’asthme OU
  • Vous avez des symptômes lors de vos activités plus de deux fois par semaine.

Que puis-je faire pour éviter d’être malade?

La prise régulière de vos médicaments de contrôle est un bon moyen de maîtriser votre asthme et de prévenir les symptômes. Les autres mesures efficaces pour rester en bonne santé incluent d’éviter vos déclencheurs, de suivre votre Plan d’action contre l’asthme, d’arrêter de fumer et de vous faire vacciner.

Arrêter de fumer

Il est particulièrement néfaste pour les personnes atteintes d’asthme de fumer du tabac, et ce pour deux raisons :

  1. La fumée de tabac irrite les voies aériennes chaque fois que vous inhalez de la fumée. Cette irritation aggrave l’inflammation, ce qui rend les voies aériennes plus sensibles. Il est donc plus difficile de maîtriser les symptômes.
  2. La fumée de tabac bloque une partie des effets des CSI. Ces médicaments ne fonctionnent pas aussi bien si vous fumez. Il est donc plus difficile de maîtriser les symptômes.

Arrêter de fumer est difficile pour la plupart des gens. Mais il existe de l’aide! En fait, le counseling et les médicaments vous offrent les meilleures chances d’arrêter de fumer pour de bon. Différents médicaments peuvent vous aider, seuls ou en combinaison :

  • Thérapie de remplacement de la nicotine (TRN) – timbres, gommes, vaporisateurs ou pastilles qui fournissent à votre corps la nicotine dont il a besoin.
  • Champix® (varenicline) – ce médicament nécessite une ordonnance. Il agit dans la même région du cerveau que la nicotine, ce qui aide à mettre fin aux envies de fumer et facilite le sevrage. De plus, il empêche la nicotine d’agir dans le cerveau, ce qui rend le fait de fumer moins satisfaisant.
  • Zyban® (bupropion) – ce médicament nécessite une ordonnance. On pense qu’il agit sur les substances chimiques présentes dans votre cerveau pour aider à mettre fin aux envies de fumer et faciliter le sevrage.

Les médicaments sont plus efficaces lorsque combinés à un counseling. Votre équipe soignante peut vous aider à créer un plan d’abandon du tabagisme qui comprendra des méthodes pour gérer les envies de fumer et faciliter le sevrage. Pour plus d’informations, visitez www.poumon.ca/sante-pulmonaire/tabagisme-et-tabac

Vaccins

Les vaccins (injections) contre la grippe, la COVID-19 et la pneumonie contribuent à vous protéger contre ces maladies et réduisent votre risque de poussée.

Vous devez vous faire vacciner contre la grippe chaque année pour être adéquatement protégé-e. Le vaccin contre la grippe est efficace pour réduire le risque de poussée d’asthme sévère.

Éviter vos déclencheurs

L’un des meilleurs moyens de prévenir une poussée d’asthme est d’éviter les facteurs qui déclenchent votre asthme. Ces « déclencheurs » sont des éléments qui rendent vos poumons hyperréactifs et qui provoquent des symptômes d’asthme. Chaque personne a ses propres déclencheurs. Il peut s’agir d’irritants, d’allergies, d’infections pulmonaires, d’hormones ou d’émotions.

Le tableau ci-dessous fournit plus d’informations sur les déclencheurs d’asthme et sur les manières de les éviter.

Déclencheur

De quoi s’agit-il?

Que puis-je faire?

Fumée de tabac

  • La fumée de tabac provoque une irritation, une inflammation et une sensibilité de vos voies aériennes.
  • Cela inclut la fumée secondaire et tertiaire. 

 

La fumée de tabac fait en sorte qu’il est plus difficile de maîtriser votre asthme. Les corticostéroïdes inhalés ne sont pas aussi efficaces lorsqu’on fume.

La fumée secondaire (ou « fumée de tabac ambiante » (FTA)) peut venir de cigarettes, de cigares, de cigarillos, de pipes et de la marijuana. 

La fumée tertiaire est celle qui s’accroche aux cheveux, à la peau, aux tissus, aux tapis, aux meubles, aux murs et aux jouets. Chaque fois que quelqu’un fume, une plus grande quantité de fumée est absorbée par les objets de l’environnement. Si vous êtes dans une pièce ou une voiture où les gens fument souvent, vous êtes exposé-e à la fumée tertiaire.

  • Parlez avec votre équipe soignante de la possibilité d’arrêter de fumer.
  • Faites de votre maison et de votre voiture des lieux entièrement sans fumée.
  • Évitez la fumée au travail.
  • Évitez les endroits enfumés comme les bars et les boîtes de nuit.
  • Demandez à vos ami-es et à votre famille de ne pas fumer en votre présence.
  • Si vous devez rendre visite à une personne qui fume à l’intérieur, demandez à votre équipe soignante quelles mesures vous pouvez prendre pour protéger vos poumons.

Pollution de l’air

  • La pollution de l’air peut déclencher des symptômes d’asthme immédiatement ou en quelques jours.

La pollution de l’air peut survenir à tout moment de l’année, mais elle est plus fréquente de mai à septembre.

Elle est causée par les gaz d’échappement des véhicules ou les émissions d’usines, qui produisent de minuscules particules transportées dans l’air et inhalées profondément dans les poumons. Elle est également causée par l’exposition des gaz d’échappement ou des émissions à la lumière du soleil, ce qui génère de l’ozone qui peut être inhalé dans les poumons.

La pollution de l’air est plus présente les jours chauds, ensoleillés ou venteux.

  • Surveillez les rapports sur la qualité de l’air des bulletins de nouvelles. Ou visitez meteo.gc.ca pour connaître la qualité de l’air dans votre région.
  • Si possible, restez à l’intérieur dans un lieu climatisé lorsque la qualité de l’air est mauvaise.
  • Faites de l’exercice tôt le matin ou après le coucher du soleil si possible.
  • Envisagez de porter un masque muni d’un filtre au charbon lorsque vous êtes à l’extérieur et que la qualité de l’air est mauvaise.
  • Envisagez d’utiliser un véhicule électrique et des systèmes de chauffage, de cuisson et de climatisation à faibles émissions.

Fumée de combustion du bois

  • La fumée, quelle que soit sa source, peut provoquer une irritation, une inflammation et une hypersensibilité des voies aériennes.
  • La fumée de combustion du bois peut provoquer des symptômes d’asthme immédiats et aggraver l’asthme au fil du temps.

La fumée des foyers, des barbecues, du chauffage au bois et des cheminées contient de nombreuses substances chimiques néfastes.

 

Si possible, ne chauffez pas votre maison au bois. Si vous devez le faire, suivez ces conseils pour réduire la fumée de combustion du bois.

Un autre moyen d’éviter la fumée de combustion du bois est de se tenir loin des feux de camp, des cheminées et de tout autre type de combustion à l’air libre, si possible. 

Conditions météorologiques

  • L’air froid en hiver peut provoquer une hyperréactivité des voies aériennes sensibles et un spasme des muscles avoisinants.
  • L’air chaud et humide peut provoquer une hyperréactivité des voies aériennes sensibles au même titre que l’air froid. L’air chaud et humide peut également causer de l’inflammation, car il aggrave la pollution de l’air.

L’air froid peut provoquer de la toux ou d’autres symptômes d’asthme lorsque les voies aériennes se refroidissent. Les symptômes ne devraient pas durer une fois que vous êtes au chaud.

 

L’air chaud et humide peut aussi causer des problèmes respiratoires. Cela pourrait être dû aux faits que nous respirons plus rapidement lorsque nous avons chaud, et que nos voies aériennes peuvent devenir plus chaudes qu’à l’habitude.

Air froid :

Air chaud et humide :

  • Restez à l’intérieur les jours où l’air est chaud et humide.
  • Utilisez la climatisation si possible. Sinon, gardez les fenêtres et les portes fermées pendant la chaleur du jour et utilisez des ventilateurs. (Un ventilateur qui souffle sur un bol de glace peut aider à rafraîchir l’air.) Un déshumidificateur peut aider à assécher l’air intérieur, en l’absence d’un climatiseur.
  • Ne faites pas d’exercice ou d’autres activités intenses pendant la chaleur du jour.
  • Surveillez les rapports sur la qualité de l’air.
  • Pour plus d’informations, consultez « Protégez vos poumons pendant les journées chaudes et humides ».

Produits à fort parfum

  • Chez certaines personnes, les parfums provoquent une hyperréactivité des voies aériennes et un spasme des muscles avoisinants.

Les produits de nettoyage, les produits de lessive, les chandelles, les nettoyants pour le corps et les savons, les fragrances, les déodorants, etc. sont des exemples de produits à fort parfum.

 

Allergies

  • Les personnes atteintes d’asthme n’ont pas toutes des allergies. Vous devrez faire un test pour savoir si vous avez des allergies.
  • Les allergies peuvent provoquer une inflammation et une sensibilité accrue des voies aériennes. Les symptômes peuvent durer plusieurs jours après l’exposition à un allergène.

Plusieurs allergies peuvent causer des symptômes d’asthme. Vous pourriez être allergique :

  • aux acariens
  • aux squames des animaux à poils ou à plumes
  • aux moisissures
  • aux coquerelles
  • au pollen d’arbres ou d’herbes.

Les mesures visant à réduire votre exposition aux allergènes ne devraient être utilisées que si vous avez un diagnostic d’allergie.

  • Il y a peu ou pas de preuves que les mesures visant à réduire les acariens, notamment par le retrait des tapis et le lavage de la literie à l’eau chaude, améliorent la maîtrise de l’asthme.
  • Il y a peu ou pas de preuves que les mesures visant à éliminer les squames, notamment en sortant l’animal de la maison ou de la chambre à coucher, en utilisant des purificateurs d’air à filtre HEPA ou en retirant les tapis, améliorent la maîtrise de l’asthme.
  • Certaines preuves montrent que la réduction de l’humidité et des moisissures dans la maison améliore la maîtrise de l’asthme.
  • Certaines preuves montrent que l’installation de pièges à coquerelles améliore la maîtrise de l’asthme.
  • Fermez les fenêtres et les portes et restez dans un lieu climatisé lorsque l’indice de pollen et de moisissures est élevé. Les rapports sur la qualité de l’air et les bulletins météo peuvent inclure ces informations.

Infections pulmonaires

  • Les infections virales peuvent provoquer une inflammation et accroître la sensibilité des voies aériennes.

 

Le rhume et la grippe sont causés par des virus. De nombreux types de virus causent le rhume, notamment le rhinovirus, le coronavirus, le VRS et le parainfluenza. Ces virus peuvent provoquer des maux de gorge, des éternuements, une toux et une congestion nasale.

 

La grippe est causée par deux grands types de virus de l’influenza. Ces virus comportent plusieurs sous-types et, chaque année, un groupe différent de sous-types est plus actif.

Les infections pulmonaires virales sont la cause la plus fréquente de poussées d’asthme chez l’enfant.

La grippe peut causer une pneumonie et une maladie sévère chez certaines personnes.

  • Lavez vos mains.
  • Essayez de ne pas toucher vos yeux, votre nez ou votre bouche si vos mains ne sont pas lavées.
  • Restez à l’écart des personnes qui ont le rhume ou la grippe.
  • Faites-vous vacciner contre la grippe chaque année pour aider à vous protéger.

Hormones – prémenstruelles et de grossesse

  • Une mauvaise maîtrise de l’asthme pendant la grossesse peut entraîner d’autres problèmes pour le bébé et la mère. Le bébé est plus susceptible de naître prématurément ou d’avoir un faible poids à la naissance. La mère est plus susceptible de développer une prééclampsie (hypertension artérielle).

Les symptômes d’asthme s’intensifient chez environ une femme sur cinq dans les deux semaines précédant le début des règles. Les femmes les plus susceptibles d’être touchées sont celles qui ont un asthme plus sévère, sont plus âgées, souffrent du syndrome prémenstruel et font de l’embonpoint.

 

Environ un tiers des femmes enceintes trouvent que leurs symptômes d’asthme sont plus difficiles à maîtriser pendant la grossesse.

  • Chez certaines femmes, les contraceptifs oraux peuvent aider à maîtriser l’asthme pendant les règles. Les antagonistes des récepteurs de leukotriènes peuvent également aider certaines femmes.

 

  • Continuez à prendre vos médicaments de contrôle pendant la grossesse – c’est important pour votre santé et celle du bébé. Les médicaments de contrôle de l’asthme présentent peu de risques pour le bébé, mais l’asthme non maîtrisé comporte des risques beaucoup plus grands.

Émotions

  • Le stress émotionnel peut causer des symptômes d’asthme à cause du rétrécissement des voies aériennes.

Une respiration rapide due au stress ou à des émotions (comme le rire, les pleurs, la colère et la peur) peut causer un rétrécissement des voies aériennes. 

 

Les crises de panique causent également une respiration rapide et une sensation d’essoufflement. Elles peuvent entraîner un rétrécissement des voies aériennes.

Ayez un plan pour vous aider à gérer votre stress émotionnel.

  • Des activités de relaxation comme les exercices de respiration, la relaxation musculaire progressive, l’imagerie guidée, le yoga, etc. peuvent aider à prévenir les effets du stress.
  • L’exercice physique peut aider à soulager les effets du stress.

Exercice

  • L’exercice peut provoquer un rétrécissement des voies aériennes et des symptômes d’asthme si celui-ci n’est pas bien maîtrisé.

L’exercice nous fait respirer plus vite. Toutefois, il est utile à plusieurs égards, notamment pour renforcer le cœur et les poumons, réduire les effets du stress et gérer le poids corporel.

Vous pouvez prendre diverses mesures pour faire de l’exercice en toute sécurité, notamment :

  • Assurez-vous que votre asthme est maîtrisé.
  • Évitez les déclencheurs comme la pollution de l’air, les conditions météorologiques extrêmes et le pollen (si vous êtes allergique) lorsque vous faites de l’exercice à l’extérieur.
  • Échauffez-vous avant l’exercice et récupérez après.
  • Prenez votre médicament de secours si vous en avez besoin pour gérer vos symptômes. Mais si vous en avez besoin plus de deux fois par semaine lorsque vous faites de l’exercice, parlez-en à un-e membre de votre équipe soignante. Suivez votre Plan d’action contre l’asthme.

Déclencheurs en milieu de travail

  • L’asthme professionnel a les mêmes effets sur les voies aériennes que les autres causes d’asthme. Au fil du temps, les symptômes peuvent s’aggraver, voire devenir dangereux.
  • Certaines personnes qui ont des symptômes d’asthme au travail remarquent qu’elles n’ont pas les mêmes symptômes lorsqu’elles sont en vacances ou lors d’un long week-end.

Certains éléments présents dans l’air des lieux de travail (comme la poussière de céréales, de farine ou de bois, les peintures, les émanations, etc.) peuvent causer l’asthme chez des personnes qui n’en étaient pas atteintes.

 

Certains éléments présents dans l’air des lieux de travail (comme la fumée, les émanations, le froid, les animaux, la poussière, etc.) peuvent provoquer une poussée de symptômes d’asthme chez des personnes qui en sont déjà atteintes.

Surveillez vos symptômes et les moments où ils se manifestent. Certaines personnes trouvent qu’il est plus facile de suivre ces éléments à l’aide d’un journal d’asthme.

Si vous pensez que votre lieu de travail vous cause des symptômes d’asthme, parlez-en à votre équipe soignante. Il existe des tests qui peuvent aider à déterminer si c’est le cas.

 

Pour plus d’informations, consultez cette page sur l’asthme lié au travail, sur le site Web du Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail.

Un journal d’asthme peut être tout moyen que vous prenez pour noter vos symptômes, votre utilisation de vos médicaments de secours, les doses de médicaments de contrôle que vous avez manquées et vos activités. Ces informations peuvent vous aider ainsi que votre équipe soignante à bien maîtriser votre asthme.

Suivre votre Plan d’action contre l’asthme

Le Plan d’action contre l’asthme contient des informations pour vous aider à gérer votre asthme à la maison. Votre Plan d’action contre l’asthme est conçu spécialement pour vous. Il indique les mesures à prendre lorsque votre asthme est maîtrisé, lorsque vous commencez à en perdre la maîtrise et lorsque vous avez besoin d’une aide médicale. Vous et votre prestataire de soins devriez collaborer au développement de votre Plan d’action contre l’asthme. La plupart de ces plans sont basés sur le système des feux de signalisation : le vert signifie que votre asthme est maîtrisé; le jaune, que votre asthme n’est pas maîtrisé et que des symptômes apparaissent; et le rouge, que vous devez demander une aide médicale immédiate.

Voici les principes de base : 

Zone

Symptômes

Actions

ZONE VERTE

Votre asthme est maîtrisé.

Vous prenez votre médicament de secours moins de trois fois par semaine, quelle qu’en soit la raison.

 

Vous prenez votre médicament de contrôle régulièrement.

Vous évitez vos déclencheurs autant que possible.

Vous êtes actif(-ve).

 

ZONE JAUNE

Vous avez des symptômes pendant deux jours consécutifs. OU

Vous vous réveillez la nuit ou tôt le matin à cause de symptômes d’asthme une fois par semaine. OU

Vous manquez des activités à cause de symptômes d’asthme. OU

Vous trouvez l’exercice plus difficile à cause de symptômes d’asthme.

Prenez votre médicament de secours au besoin.

Continuez à prendre votre médicament de contrôle.

Suivez les instructions de votre équipe soignante concernant les autres médicaments à prendre.

ZONE ROUGE

Votre médicament de secours n’arrête pas vos symptômes ou n’agit que pendant une courte période (moins de 4 heures).

Votre état ne s’est pas amélioré en suivant les instructions de la zone jaune.

Vos symptômes s’aggravent.

Vous avez peur.

Consultez immédiatement votre équipe soignante.

Si vous ne pouvez pas joindre votre équipe soignante, rendez-vous au service des urgences ou au centre de soins d’urgence.

Si vous avez peur, si vous avez du mal à respirer ou si la situation s’aggrave, appelez le 911 et rendez-vous immédiatement à l’hôpital.

Le Plan d’action contre l’asthme est un « document évolutif », ce qui signifie qu’il peut être modifié au besoin. Vous devriez discuter de votre Plan d’action contre l’asthme avec votre équipe soignante après chaque épisode où vous devez prendre des médicaments de la Zone jaune ou si vous vous retrouvez en Zone rouge. Vous pouvez également parler de votre Plan d’action contre l’asthme avec votre équipe soignante lorsque votre asthme est bien maîtrisé pendant quelques saisons.

Parler avec votre équipe soignante

Conseils pour travailler avec mon équipe soignante

Une collaboration étroite avec votre équipe soignante peut vous aider à gérer votre santé de manière optimale. Voici quelques conseils utiles.

  • Préparez une liste écrite de questions que vous voulez poser. Placez les questions les plus importantes en tête de liste. Lors de votre rencontre, dites à votre équipe que vous avez des questions.
  • Prenez des notes lorsqu’on répond à vos questions. Si vous ne comprenez pas les réponses, demandez plus de détails.
  • Montrez aux membres de votre équipe de soins une liste écrite de tous vos symptômes. Soyez honnête. Cela les aidera à avoir une meilleure vue d’ensemble.
  • Apportez tous vos médicaments ou une liste de ceux-ci (y compris les remèdes à base de plantes).
  • Si vous n’êtes pas certain-e de prendre vos médicaments correctement, demandez à ce qu’on vous réexplique quand et comment les prendre.
  • Faites-vous accompagner d’un-e ami-e ou d’un-e proche lors de votre rendez-vous. Il/elle pourra vous aider à vous souvenir des détails et prendre des notes pour vous.
  • Renseignez-vous sur les programmes de votre communauté à l’intention des personnes atteintes de MPOC et d’autres maladies pulmonaires. Renseignez-vous sur la possibilité de participer à un programme de réadaptation pulmonaire.

Quelles questions devrais-je poser à mon équipe soignante?

L’asthme est une maladie qui peut évoluer au fil du temps. Des facteurs tels que l’endroit où vous vivez, travaillez et jouez peuvent affecter votre asthme, tout comme votre âge et votre état de santé général. C’est pourquoi il peut être utile de parler de vos préoccupations à votre équipe soignante afin de maîtriser votre asthme. Voici quelques exemples de questions à poser :

  • Est-ce qu’on peut développer un Plan d’action contre l’asthme pour que je sache quoi faire si mes symptômes d’asthme s’aggravent?
  • Que dois-je faire si mon asthme s’aggrave et que je ne peux pas vous contacter? Par exemple, pendant les week-ends ou les vacances.
  • Si je dois prendre des pilules en cas de poussée d’asthme, est-ce que je devrais les garder à la maison ou à la pharmacie? Que faire si la pharmacie est fermée quand j’ai besoin de mon médicament?
  • Est-il possible d’essayer un autre inhalateur si je n’aime pas la sensation ou le goût de celui que j’ai?
  • Est-ce que je devrais faire un test d’allergie?

De quelles personnes devrait se composer mon équipe soignante?

Votre équipe soignante peut vous aider à en apprendre davantage sur l’asthme et à mieux vivre avec la maladie. Les membres de votre équipe de soins pour l’asthme devraient inclure votre médecin de famille, votre personne de soutien (qui peut être un membre de votre famille ou un-e ami-e) et votre pharmacien-ne local-e. Les autres membres de cette équipe peuvent inclure :

  • Un-e praticien-ne en soins infirmiers.
  • Un-e éducateur(-trice) certifié-e dans le domaine respiratoire (ÉCR) – un-e professionnel-le de la santé ayant reçu une formation spéciale sur les maladies pulmonaires. S’il n’y a pas d’ÉCR dans votre région, vous pouvez en joindre un-e en téléphonant à la Ligne d’information de l’Association pulmonaire (sans frais au 1-866-717-2673).
  • Un-e pneumologue si vous êtes atteint-e d’asthme sévère ou si vous avez du mal à maîtriser votre asthme.
  • Un-e allergologue si vous avez des allergies incommodantes ou sévères.

 

Dernière mise à jour : 14/12/2021