Dre Louise Rose

Contribuer à améliorer les soins des patients en ventilation mécanique

 

Université de Toronto
Lauréate d’une subvention de l’Ontario Lung Association

La recherche de la Dre Louise Rose vise à améliorer la planification des soins de santé pour les personnes qui ont besoin de ventilation mécanique. Ce qu’elle propose, c’est non seulement de faire épargner de l’argent au système de santé, mais d’améliorer considérablement les soins. Un des programmes de recherche actuels de Louise est basé au Provincial Centre for Weaning Excellence du Toronto East General Hospital, qu’on appelle dans la région le Prolonged-Ventilation Weaning Centre (PWC), et qui se spécialise dans le sevrage de la ventilation.

« Le but du jeu est toujours d’amener les patients à respirer par eux-mêmes, ou à avoir recours le moins possible à la ventilation mécanique pour profiter d’une qualité de vie optimale », dit-elle.

Le programme de recherche de la Dre Rose a pour but d’améliorer la situation des patients sous ventilation mécanique, dans toute la gamme des soins – du service d’urgence jusqu’à la maison.

En 2012, la Revue canadienne de pneumologie a publié une étude rétrospective du PWC menée par la Dre Rose en collaboration avec le Dr Ian Fraser, l’un des quatre pneumologues du Centre. L’étude a indiqué que, contrairement à ce qui se passe aux États-Unis, le système de santé du Canada n’a pas d’incitation financière à transférer les patients hors de l’unité de soins intensifs après 21 jours de ventilation.

Sans système en place pour faire sortir rapidement les patients du service de soins intensifs quand ils n’ont plus besoin de surveillance étroite et constante, les patients peuvent rester quatre fois plus longtemps dans l’unité.

Il y a de nets avantages financiers à déplacer les patients stables de l’unité de soins intensifs vers une unité de sevrage. Le coût des soins pour un patient aux soins intensifs est de deux à trois fois plus élevé que dans une unité de sevrage. Un autre motif encore plus important d’accélérer la sortie de l’unité de soins intensifs est que la possibilité de sevrage du ventilateur diminue avec le temps.

La Dre Rose, qui a récemment obtenu la Chaire TD d’enseignement en recherche sur le nursing en soins intensifs au Sunnybrook Health Sciences Centre, connaît trop bien les nombreuses complications qui peuvent être associées à l’utilisation prolongée des appareils respiratoires. Au cours de ses 18 années d’expérience dans les services de soins intensifs médico-chirurgicaux, cardio-thoraciques et de traumatologie, la Dre Rose a pu observer toute une gamme de complications – des infections, caillots, saignements jusqu’aux crises cardiaques. Le sevrage précoce des ventilateurs est important, parce qu’il contribue à réduire les risques de complications.

 

(Photo : reproduit avec l’autorisation de Bloomberg Nursing. © Rebecca Baran)

 

References: 

(Reproduit avec l’autorisation du magazine The Pulse)

Dernière mise à jour : 12/10/2016