Pollution & qualité de l’airQualité de l'air extérieur
Le chauffage et les feux à ciel ouvert
Nous souhaitons tous que nos demeures et nos lieux de travail soient chauds et confortables tout au long des mois d'hiver froids. Cependant, demeurer confortable veut aussi dire profiter d'une bonne qualité d'air - et malheureusement, certaines sources de chauffage peuvent gravement polluer l'air. Certaines méthodes de chauffage peuvent produire suffisamment de pollution, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, pour rendre les gens malades. Les personnes atteintes d'asthme, de MPOC ou de toute autre maladie pulmonaire sont plus particulièrement susceptibles.
Si vous comprenez bien les effets sur la santé des nombreuses méthodes de chauffage, vous pourrez prendre une meilleure décision sur la façon de chauffer votre maison ou votre lieu de travail.
Le chauffage résidentiel : vos options énergétiques
Puisque certaines options énergétiques peuvent polluer l'air et vous rendre malade, il est important de prendre en compte plusieurs facteurs avant de choisir un genre de chauffage. Voici quelques facteurs à considérer:
Coût:
Le coût de chauffage des différents types de chauffage varie selon la région et selon l'offre et la demande. Sur le site de Ressources naturelles Canada vous avez accès à une calculatrice afin de déterminer quelle est la source d'énergie la plus économique et efficace
Effets sur la santé:
Certains types de chauffage aggravent les problèmes respiratoires tels que l'asthme. Le chauffage à circulation accélérée souffle de la poussière, des acariens et autres allergènes dans l'air, ce qui peut être réduit (mais pas éliminé) par le nettoyage des conduits de chauffage. Les foyers au bois contribuent à l'émission de particules dans l'air. Ces particules entraînent des effets néfastes sur la santé respiratoire ou cardiovasculaire. De nouveaux types de foyers à bois plus étanches, approuvés par la EPA, réduisent l'échappement des particules mais les personnes très sensibles devraient choisir un autre type de chauffage. Les cuisinières et les foyers au propane et au gaz naturel augmentent le taux de monoxyde de carbone dans la résidence. Le monoxyde de carbone s'attache de façon irréversible aux globules rouges et réduisent leur capacité d'apporter l'oxygène. Aussi des détecteurs de monoxyde de carbone devraient être installés dans chaque immeuble chauffé par de tels systèmes.
Effets sur l'environnement:
La combustion de combustibles fossiles tels que le charbon, le gaz naturel ou le propane (un composant raffiné de l'huile ou du gaz naturel) ainsi que les sources de biomasse telles que le bois, émettent des produits chimiques dans l'air. Ces produits chimiques sont l'oxyde de soufre (SOx), les composés organiques volatils, les particules fines, le monoxyde de carbone (CO) et autres produits toxiques. Ces polluants ont des effets directs sur les fonctions respiratoires et cardiovasculaires et certains causent la pluie acide ou l'ozone troposphérique, un élément qui contribue à la formation du smog. De plus, ces combustibles émettent du gaz carbonique (CO2), un gaz à effet de serre qui contribue au changement climatique. En général, le charbon émet plus de polluants que les combustibles fossiles et le gaz naturel demeure le choix le plus propre ?.
L'extraction, le raffinage, le transport et la combustion de combustibles fossiles affectent l'environnement. Le chauffage de certaines maisons produit ce type de combustion, par exemple, les chauffages à l'huile ou à l'électricité, si la production d'énergie électrique est générée par un système à l'huile. Cependant, l'utilisation de l'huile pour chauffer une maison est moins néfaste pour l'environnement que l'utilisation de l'huile par une centrale électrique parce que l'étape de conversion de l'énergie diminue la quantité d'énergie par volume d'huile au départ. Par exemple, le chauffage électrique, produit par un groupe moteur thermal conventionnel utilisant l'huile, a un rendement énergétique total d'environ 30 % lorsque l'électricité est consommée. L'électricité provenant d'une installation à cycle combiné donne un rendement énergétique d'environ 45 %. En revanche, le rendement énergétique de l'huile ou du gaz naturel, brûlé par un générateur de chaleur à la maison, est d'au moins 75 %.
L'électricité est également générée par une centrale nucléoélectrique ou hydroélectrique. Les coûts de construction des centrales hydroélectriques sont très élevés mais les coûts d'exploitation sont très faibles et leur longévité est plus grande que les centrales au charbon et les centrales nucléaires. Les centrales hydroélectriques utilisent une ressource renouvelable, ne causent pas de pollution ni ne produisent de gaz à effet de serre mais elles détruisent les écosystèmes et les aménagements paysagers lors de leur construction. L'électricité d'origine nucléaire dépend de la concentration d'énergie en uranium. Les centrales nucléoélectriques coûtent très cher à construire et on estime que l'électricité qui en est générée coûte plus cher que les autres ressources telles que l'eau ou le charbon. Les réacteurs nucléaires ne produisent pas de gaz à effet de serre et le cycle entier du combustible produit environ un-sixième du CO2 que produit le charbon. Le problème de cette technologie repose dans l'entreposage sécuritaire des déchets nucléaires et la menace (quoique statistiquement petite) que les substances radioactives s'en échappent.
Types de chauffage courant et sources d'énergie:
Presque toutes les maisons et les édifices utilisent l'électricité afin d'alimenter l'éclairage, etc. et beaucoup utilisent l'électricité pour chauffer ou climatiser. Une autre source de chauffage courant est le chauffage à l'huile, au gaz naturel, au propane et au bois. Lorsque l'on compare le rendement des ces différentes options utilisées à la maison ou au bureau (sans compter les pertes de rendement lors de la livraison), l'électricité a un rendement de 100 % parce qu'il n'y a pas de conversion entre deux matières. Il y a perte de rendement lorsque l'électricité est convertie au niveau de l'appareil électrique, soit en lumière ou en chaleur, et est proportionnelle au rendement de l'appareil. L'huile, le propane et le gaz naturel présentent des taux de rendement semblables lorsqu'ils sont utilisés pour produire de la chaleur. Leur rendement se situe entre 60 % et 96 % selon le rendement du brûleur ou du générateur de chaleur. En contre partie, le bois connaît un rendement de 45 %, lorsqu'il est utilisé dans un générateur de chaleur et 80 % dans un poêle à combustion lente.
Particules émises, écologie, chauffage et les différentes sources d'énergie:
L'équilibre de l'environnement et les effets sur la santé des émissions de particules à partir de la combustion de combustibles fossiles sont des facteurs dont nous nous inquiétons toujours davantage. Nous nous sommes alors tournés vers des ressources d'énergie renouvelables telles que l'énergie solaire, l'énergie éolienne et vers l'utilisation de l'énergie géothermique telle que les pompes à chaleur géothermique.
Prêt à faire votre part?
Si vous construisez une maison ou si vous rénovez, choisissez un système de chauffage qui entraîne le moins d'effets nocifs sur l'environnement et qui tient le meilleur taux de rendement.
Tentez d'économiser l'énergie dans toutes vos actions, par exemple, baisser votre thermostat, utiliser les appareils électriques et l'eau chaude seulement lorsqu'il est essentiel, isoler votre maison et utiliser la lumière du soleil pour réchauffer votre maison et l'ombre pour la refroidir.
La fumée des feux de bois peut nuire à votre santé
Près de trois millions de Canadiens chauffent au bois. Mais une combustion du bois inefficace émet des polluants dans l'air que nous respirons, particulièrement lorsque de mauvaises techniques de combustion et de mauvais appareils de chauffage sont utilisés.
Problèmes de pollution de l'air et les effets sur la santé
Des recherches démontrent qu'une réduction de la résistance à la maladie est associée, entre autres, à l'exposition à la fumée de bois. La fumée produite par la combustion du bois perturbe la membrane cellulaire, ralentit l'activité du système immunitaire, endommage les cellules inflammatoires qui protègent et nettoient les voies respiratoires et désorganise également le taux d'enzymes.
On compte, parmi les effets néfastes de la fumée de bois sur la santé, une augmentation des symptômes respiratoires, du nombre de visites au service des urgences pour des infections des voies respiratoires inférieures, une exacerbation de l'asthme et une diminution de la capacité respiratoire. Les jeunes enfants, les personnes âgées et les personnes atteintes d'une maladie cardiorespiratoire préexistante courent plus de risque de souffrir de la fumée de bois. Toutefois, les polluants dangereux associés à la fumée de bois affectent également les personnes en bonne santé.
Environnement Canada et Santé Canada ont dressé une liste de plusieurs substances chimiques dangereuses retrouvées dans la fumée de bois:
Les particules fines (ces particules, de moins de 10 microns de diamètre, pénètrent jusqu'aux bronches) Les particules fines constituent un mélange de particules microscopiques, de grosseur et de composition variée et ce mélange est considéré toxique en vertu de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement. Ces particules sont inhalées profondément dans les poumons et mènent à de graves problèmes respiratoires jusqu'aux décès en surnombre, particulièrement chez les personnes atteintes d'une maladie cardiorespiratoire préexistante.
Monoxyde de carbone Le CO réduit la capacité du sang à fournir l'oxygène nécessaire aux tissus, ce qui peut entraîner un stress au cœur. Lorsqu'il est inhalé en grande quantité, le CO cause la fatigue, des maux de tête, des étourdissements, des nausées, la confusion, la désorientation et, à un taux très élevé, il mène à l'inconscience, puis, la mort.
Oxydes d'azote (NOx) Les oxydes d'azote réduisent la résistance des poumons aux infections. On compte parmi ses effets secondaires l'essoufflement, l'irritation des bronches particulièrement chez les personnes atteintes d'une maladie respiratoire telles que l'emphysème ou l'asthme.
Composés organiques volatils (COV) Les COV causent l'irritation des voies respiratoires et certaines maladies. Certains COV, dégagés par une combustion du bois inefficace, tel que le benzène, sont cancérigènes.
Formaldéhyde Le formaldéhyde cause la toux, les maux de tête, l'irritation des yeux et exacerbe l'asthme chez les personnes qui en sont atteintes.
Hydrocarbure aromatique polycyclique (HAP) Une exposition prolongée au HAP semble présenter des risques de cancer.
Dioxine et furanne Certains dioxines et furannes sont cancérigènes
Acrylaldéhyde L'acrylaldéhyde cause l'irritation des yeux et des voies respiratoires.
Si vous devez chauffer au bois, appliquez ces précautions
Vous pouvez réduire la pollution créée par le chauffage au bois résidentiel et améliorer la sécurité et l'efficacité de votre appareil de chauffage au bois.
- Faites de petits feux intenses puisqu'ils produisent moins de fumée que ceux qu'on laisse brûler lentement et sans flammes.
- Ne brûlez que du bois sec. Le bois vert ou humide produit beaucoup plus de fumée. Le bois mou, tel que le pin, dégage également plus d'émissions et de dépôts à l'intérieur de la cheminée. Le bois de chauffage doit sécher pendant au moins six mois.
- Fendez le bois de façon à faire des bûches de 10 à 15 cm (4 à 6 po) de diamètre. Plus grande est la surface exposée, meilleur est le feu.
- Ne jamais brûler de déchets, de plastique, de papier glacé, de carton ou de styromousse qui relâchent des substances toxiques dans l'air intérieur et extérieur.
- Ne jamais brûler de bois tiré de l'eau salée. La combinaison du chlore et de la fumée produit la dioxine et le furanne, deux substances cancérigènes.
- S'exposer à de la fumée produite par la combustion de bois traité ou peint, de panneau de particules agglomérées ou de contreplaqué comporte des risques pour la santé. Le bois traité à l'aide de vernis et d'agents d'étanchéité, le bois provenant de vergers et arrosé de pesticides, ainsi que le bois traité sous pression contiennent des produits chimiques toxiques. La combustion du bois traité dégage des substances toxiques dans l'environnement, par la fumée ou par les cendres qui sont par la suite jetées.
- Conservez le bois à l'extérieur, dégagé du sol et couvert. Ne gardez que la quantité nécessaire à l'intérieur. L'excès d'humidité retrouvée dans le bois vert augmente le taux d'humidité à l'intérieur de la maison, ce qui peut mener à la formation de moisissure qui, par conséquent, peut causer de fortes réactions allergiques, des crises d'asthme, de l'irritation au niveau des yeux, de la gorge, du nez, de la peau et des voies respiratoires chez les personnes allergiques ou non aux moisissures.
- Utilisez un poêle à bois, un foyer ou un foyer encastrable à haut rendement et certifié à faible taux d'émission par l'EPA, dont la norme est acceptée au Canada. Les émissions de la fumée produite de la combustion du bois par ces appareils de chauffage sont réduites de 90 p. 100 puisque la principale partie de la combustion se fait dans la chambre de combustion. Les unités à haut rendement permettent d'économiser un tiers du bois généralement brûlé tout en procurant la même quantité de chaleur.
- Prévention des incendies Canada recommande fortement l'installation de détecteur de monoxyde de carbone dans toute maison ayant un appareil de chauffage au bois ou un garage.
- Une maison écoénergétique réduit les besoins en chauffage.
- Peu importe le type d'appareil de chauffage au bois, il doit être installé par des professionnels, inspecté et nettoyé une fois l'an par un technicien agréé par le Programme de formation technique de l'Association des professionnels du chauffage ou, au Québec, par l'Association des professionnels du chauffage (APC). Ces techniciens en installation et en nettoyage de cheminée ont reçu une formation rigoureuse reconnue par l'industrie et par les gouvernements.
Réglementer les appareils de chauffage au bois au niveau municipal
Plusieurs municipalités sont aux prises avec des problèmes de qualité de l’air dus au chauffage au bois résidentiel. Les municipalités qui souhaitent se doter d’un règlement en la matière peuvent consulter le « Règlement municipal type pour réglementer les appareils de chauffage au bois », d’Environnement Canada (PDF).
Pour de plus amples renseignements sur le chauffage au bois, visitez le site web de Ressources naturelles Canada
Les feux à ciel ouvert
Le brûlage en plein air, ou en air libre, était auparavant une pratique courante. Nous dégagions la terre en brûlant les souches, brûlions les feuilles à l'automne et brûlions les débris de la cour ou d'un chantier de construction. Le brûlage en plein air était la méthode la plus pratique de se débarrasser des déchets.
Les problèmes environnementaux causés par le brûlage en plein air
À certaines occasions, le brûlage en plein air peut être nécessaire, par exemple, les contre-feux pratiqués par des professionnels pour prévenir les feux de forêt. Malheureusement, la fumée produite du brûlage est une source importante de pollution de l'air et peut affecter directement notre qualité de vie. La fumée est un mélange complexe de gaz et de particules microscopiques irritantes pour les yeux et les voies respiratoires et peut également causer, voir aggraver, les maladies respiratoires existantes et les maladies cardiaques. Dans certains cas, quoiqu'ils soient rares, respirer de la fumée peut causer le décès.
La fumée produite par un feu en plein air peut sérieusement polluer le voisinage, particulièrement lors des jours sans vent. Les particules et les gaz produits s'accumulent à des taux dangereux et ce, sur plusieurs jours. Un voile peut couvrir des villes entières et réduire la visibilité. Toutefois, les gens choisissent les jours peu venteux pour brûler en plein air puisqu'ils sont conscients des dangers liés aux feux de forêt et ne veulent pas encombrer les voisins de leur fumée.
Le fait de fermer les portes et fenêtres n'aidera en rien. La fumée peut facilement s'infiltrer par de petites fissures et trous, engendrant une pollution de l'air intérieur comme à l'extérieur.
À propos des foyers à l'extérieur
Les foyers sont des dispositifs de combustion de bois en céramique dont les gens se servent à l'extérieur, souvent sur le patio. Les mêmes problèmes s'appliquent, autant que pour les autres types de brûlage en plein air. La fumée produite par la combustion du bois au moyen de foyers peut demeurer près du niveau du sol puisque ces dispositifs sont dotés de puits de cheminée peu élevés, ce qui peut nuire aux voisins.
Quels sont les effets- santé du brûlage en plein air?
La fumée produite de la combustion de feuille peut également irriter les yeux, le nez et la gorge des adultes en bonne santé. La fumée issue du brûlage en plein air peut être encore plus dangereuse pour les jeunes enfants, les personnes âgées atteintes de problèmes respiratoires tels que l'asthme ou une maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC).
La fumée visible produite de la combustion des feuilles est presque entièrement composée de particules fines qui s'infiltrent très profondément dans les tissus pulmonaires et causent des symptômes tels que la toux, le sifflement, les douleurs thoraciques et l'essoufflement. Ces symptômes peuvent ne survenir que plusieurs jours après l'exposition à d'importants taux de fumée produite de la combustion des feuilles.
En plus d'être irritante, la fumée contient bon nombre de produits chimiques potentiellement dangereux pour la santé humaine. On compte parmi ces produits chimiques:
Acrylaldéhyde : L'acryladéhyde est un alcool nauséabond qui irrite les yeux et les voies respiratoires.
Formaldéhyde : Le formaldéhyde est un préservatif et un cancérogène et cause des maux de tête et irritations des voies respiratoires.
Monoxyde de carbone : Le monoxyde de carbone est un gaz sans couleur et sans odeur produit d'une combustion incomplète. Une exposition à de faibles taux de monoxyde de carbone peut causer des maux de tête, de l'étourdissement et de l'essoufflement. Une exposition à des taux élevés peut causer des évanouissements, le coma, une insuffisance respiratoire et le décès.
Oxyde nitreux : Les oxydes nitreux sont des gaz qui rendent la respiration difficile et constituent des éléments déclencheurs de crises d'asthme.
Particules : Les particules sont microscopiques et peuvent être respirées profondément dans les poumons. Les particules engendrent les maladies respiratoires et en aggravent d'autres, telles que l'asthme ou la MPOC. Les scientifiques croient actuellement qu'il n'existe pas de taux d'exposition sécuritaire aux particules. Les particules sont considérées toxiques selon la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (LCPE).
Hydrocarbure aromatique polycyclique (HAP) : Les hydrocarbures aromatiques polycycliques constituent un groupe d'environ 10 000 composés. En général, les HAP sont produits d'une combustion incomplète de matériaux contenant du carbone tels que le pétrole, le bois, les déchets et le charbon. Les HAP se collent à la poussière ou à la cendre et causent une irritation des voies respiratoires. Le contact des HAP à la peau cause des rougeurs, des vésications (cloques) et des desquamations. On croit que les HAP augmentent le risque de développer un cancer à des expositions prolongées.
Composé organique volatil (COV) : Les composés organiques volatils forment un groupe de différents composés à base de carbone, certains directement toxiques tels que le benzène, qui est cancérogène. Les COV combinés à des oxydes d'azote créent l'ozone troposphérique. L'ozone troposphérique est irritant pour les voies respiratoires, cause des crises d'asthme et peut causer un cancer dans le cas d'une exposition prolongée.
Dioxines : Les dioxines peuvent causer différents problèmes de santé. Une exposition à la dioxine a été associée à une augmentation du risque de présenter un cancer, des problèmes de croissance chez les enfants, des maladies cardiaques, des diabètes et des dommages au système immunitaire.
Ce que vous pouvez faire à propos du brûlage en plein air
- Ne brûlez pas si vous n'avez pas besoin de le faire. Plusieurs régions urbaines ont des règlements interdisant le brûlage en plein air.
- Au lieu de brûler des résidus, réserver un coin de votre cour arrière pour un amas de matière organique qui servira de compost.
- Réduire, réutiliser et recycler les produits autant que possible.
- Réutilisez les débris de bois en fabricant du paillis ou des copeaux décoratifs. Si vous chauffez au bois, utilisez seulement le bois qui a été séché adéquatement.
- Les résidus de scierie ne doivent pas être brûlés. Ces résidus peuvent être recyclés en copeaux pour fabriquer de la pulpe et des panneaux de fibres de bois ou utilisés pour le compost ou le paillis.
- Favorisez les efforts de réduction de la pollution de l'air. Diffuser l'information! Expliquez à vos amis, aux membres de la famille et à vos voisins comment ils peuvent améliorer la qualité de l'air.
Si vous devez brûler
- Conformez-vous aux règlements relatifs au brûlage en plein air qui s'appliquent dans votre municipalité ou dans votre secteur d'activités.
- N'ignorez pas l'existence d'inversion de température qui empêche la fumée de se dissiper. (Les inversions de températures surviennent lorsque l'air à la surface de la terre est plus froid que l'air au-dessus, emprisonnant des polluants atmosphériques près du sol et leur permettant de s'accumuler.)
- Respectez les périodes interdisant le brûlage.
- NE JAMAIS brûler des matériaux toxiques tels que les plastiques, les pneus, les rebuts de construction ou de démolitions, les bois traités et peints et les caoutchoucs. Cherchez les endroits où il est possible de recycler ces produits ou éliminez-les de façon sécuritaire.
- Assurez-vous que tout résidu provenant du jardinage, de l'agriculture ou les aménagements de terrains que vous brûlez sont SEULEMENT des matières organiques (par ex., feuilles, tontes de gazon, branches et plantes nuisibles). Assurez-vous que les résidus sont secs. Les matériaux mouillés et humides créent plus de fumée.
- Dans le cas du brûlage dirigé, la taille d'un tel brûlage peut en être limitée. Il ne doit jamais être permis de faire des feux couvants ou d'y inclure des matériaux non organiques.
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