27 mai 2008
L'Association pulmonaire souligne la nécessité d'un plus grand soutien afin d'aider les fumeurs à écraser pour de bon
L'Association pulmonaire souligne la nécessité d'un plus grand soutien afin d'aider les fumeurs à écraser pour de bon
Ottawa - À la lumière des résultats publiés dans son nouveau rapport intitulé « Pour arriver à écraser : défis à l'abandon du tabagisme au Canada», l'Association pulmonaire souhaite vivement qu'un plus grand nombre de moyens de soutien universellement accessibles soient mis à la disposition de tous les fumeurs aux quatre coins du Canada. « Des travaux remarquables ont été réalisés au Canada afin de définir des approches efficaces de renoncement au tabac destinées à aider les fumeurs à cesser de fumer; mais ces approches ne sont pas équitablement accessibles à tous les fumeurs, a souligné le Dr André Gervais, Médecin-conseil, Direction de la santé publique, Agence de la santé et des services sociaux de Montréal. Toute personne qui souhaite arrêter de fumer, qu'elle habite dans une région rurale, urbaine ou éloignée, devrait pouvoir avoir accès à des programmes de soutien et à des médicaments abordables, quels que soient la province ou le territoire où elle réside. »
Ce rapport révèle que 90 % des quelque cinq millions de fumeurs au Canada aimeraient cesser de fumer, et plus de la moitié (52 %) voudraient perdre cette habitude d'ici les six prochains mois. Quant aux 79 % des fumeurs qui ont déjà essayé d'arrêter de fumer, ils ont en moyenne tenté six fois d'y parvenir. « La question de l'accoutumance à la nicotine est un problème complexe, a expliqué le Dr Gervais. Une méthode efficace pour une personne ne l'est pas nécessairement chez une autre. »
Le rapport fait également valoir que la plupart des médecins de famille et professionnels paramédicaux estimaient avoir un rôle à jouer dans l'aptitude de leurs patients à cesser de fumer. En revanche, moins de 20 % des médecins de famille (18 %) et des professionnels - du domaine de la santé (16 %) ont déjà reçu une formation en counselling sur le renoncement au tabac. De plus, bien que 92 % des médecins aient déclaré avoir parlé à leurs patients de la nécessité d'arrêter de fumer, seulement 46 % des patients confirment que ce sujet a été évoqué par leur médecin de famille. Et cet écart est encore plus prononcé dans les régions éloignées et rurales, où la population n'a pas accès à tous les moyens de soutien de renoncement au tabac - services en ligne, assistance téléphonique, thérapie de groupe et counseling individuel.
« Les médecins et autres fournisseurs de soins de santé se disent résolus à aider leurs patients à "écraser", et il est donc indispensable de leur fournir les outils et la formation nécessaires pour qu'ils puissent ainsi épauler leurs patients fumeurs dans leurs efforts de renoncement au tabac », a poursuivi le Dr Gervais.
PRINCIPALES CONCLUSIONS DU RAPPORT
- La grande majorité des fumeurs voudraient cesser de fumer, mais nombre d'entre eux se heurtent à des obstacles imposants pour ne pas récidiver.
- Seulement un tiers des anciens fumeurs sont parvenus à cesser de fumer dès leur première tentative.
- L'accès aux programmes de renoncement au tabac et aux systèmes de soutien n'est pas universel pour tous les Canadiens et Canadiennes.
- La dépendance au tabac est un état pathologique chronique et récurrent, qui nécessite une approche de traitement individualisée et planifiée.
- L'accès à différentes options médicamenteuses est disparate et varie selon la province de résidence du fumeur.
- Les médicaments de renoncement au tabac sont exclus de la majorité des régimes d'assurance-santé publics et privés au Canada.
FUMER AU CANADA… À QUEL PRIX?
Le tabagisme est associé à pratiquement toutes les principales causes de décès et de maladie au Canada. On prévoit qu'environ 37 000 Canadiennes et Canadiens succomberont cette année de causes liées au tabac (1), y compris plus de 1 000 décès attribuables à la fumée secondaire.
Par ailleurs, le tabagisme coûte des milliards de dollars chaque année en soins de santé au Canada. Malgré une diminution du nombre de fumeurs, les coûts des soins de santé attribuables au tabagisme ont augmenté régulièrement depuis 1966 (2). Plus particulièrement, en 2002, le tabagisme a entraîné des coûts de l'ordre de 4,4 milliards de dollars en soins de santé directs, plus 12,5 milliards de dollars en coûts indirects tels qu'en perte de productivité, invalidité à plus long terme et décès prématurés (3).
VERS UN NOUVEL OBJECTIF NATIONAL
Dans le cadre de la Stratégie fédérale de lutte contre le tabagisme, le gouvernement fédéral a annoncé, en août 2007, son objectif visant à abaisser à 12 % d'ici 2011 la prévalence du tabagisme au Canada. Outre cet objectif de réduction du taux de tabagisme national, la Stratégie fédérale de lutte contre le tabagisme vise également, d'ici 2011, à :
-Faire passer de 15 à neuf pour cent la prévalence des jeunes fumeurs de 15 à 17 ans.
-Accroître de 1,5 million le nombre d'adultes qui auront renoncé au tabac.
-Ramener de 28 à 20 % la prévalence de l'exposition des Canadiennes et Canadiens à la fumée secondaire.
Lisez le rapport au complet: « Pour arriver à écraser : défis à l'abandon du tabagisme au Canada» (PDF)
Appendice au rapport « Pour arriver à écraser : défis à l'abandon du tabagisme au Canada»: Infos sur l'abandon du tabagisme dans chaque province
Visualisez notre communiqué de presse vidéo sur ce rapport
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Pour de plus amples renseignements, veuillez vous adresser à :
Cameron Bishop
L'Association pulmonaire
613 569-6411 poste 223
cbishop@lung.ca
Roch Landriault / Lynn Bessoudo
NATIONAL Public Relations
514-843-2345 / 514-843-2365
lrlandriault@national.ca / lbessoudo@national.ca
NOTE AUX ÉDITEURS
Au sujet du rapport
L'initiative Pour arriver à écraser : défis à l'abandon du tabagisme au Canada a été commanditée par une subvention d'éducation sans restriction de Pfizer. Dans le cadre de la préparation du rapport Pour arriver à écraser : défis à l'abandon du tabagisme au Canada, l'Association pulmonaire a également réalisé une analyse environnementale sur l'état des connaissances actuelles liées au renoncement au tabac Canada. Par ailleurs, on a retenu les services de Léger Marketing afin d'explorer les attitudes et expériences parmi les professionnels de la santé (médecins de famille; professionnels paramédicaux, notamment les infirmier(ère)s, infirmier(ère)s praticien(ne)s, pharmacien(ne)s et hygiénistes dentaires) ainsi que la population en général (fumeurs, anciens fumeurs et non-fumeurs) à l'égard du renoncement au tabac. Un sondage hybride en ligne et au téléphone a été réalisé par Léger Marketing entre le 11 février 2008 et le 8 mars 2008. Compte tenu d'un échantillon national de fumeurs, d'anciens fumeurs et de non-fumeurs exposés à la fumée secondaire regroupant 4 196 répondants, on estime que les réponses sont exactes à ±1,5 %, 19 fois sur 20. Les résultats obtenus auprès de l'échantillon de 597 médecins et travailleurs de la santé peuvent être considérés exacts à ±4,0 %, 19 fois sur 20.
Le communiqué de presse vidéo sera disponible via satellite de:
10h à 10h30 et de nouveau de 14h à 14h30 heure de l'est
COORDONNÉES DE DIFFUSION PAR SATELLITE :
Anik F2, Bande C, Transpondeur 7B @111.1
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Disponible au T.O.C. de Toronto Magnacom NOVSXS 225340 - 002 (SDI Position du routeur # 42)
Si vous avez des problèmes avec la liaison descendante du satellite composez le 1-866-639-7226 poste 213
Fiche d'informations sur le rapport (Word)
Fiche d'informations sur le tabagisme (Word)
Références
1. Santé Canada. Le nouveau gouvernement du Canada annonce de nouveaux objectifs pour les taux de tabagisme. http://www.hc-sc.gc.ca/ahc-asc/media/nr-cp/2007/2007_106_f.html. Consulté en mai 2008.
2. Kaiserman MJ, Le coût du tabagisme au Canada, 1991. Maladies chroniques du Canada. 1997; 18:1.
3. La vie et le souffle : Les maladies respiratoires au Canada, Agence de la santé publique du Canada 2007 page 14.