Témoignages de professionnels de santé qui traitent la MPOC
Dina Brooks, BSc, MSc, PhD Chercheuse scientifique, Toronto Rehab
Je fait des recherches sur la réadaptation pulmonaire.
Si vous avez la MPOC, la réadaptation pulmonaire – un programme combinant éducation et exercice, pour les personnes atteintes de maladies respiratoires – pourrait vous être utile. La réadaptation pulmonaire ne répare pas les dommages causés aux poumons par la MPOC. Mais des recherches ont démontré qu’elle peut aider à améliorer la qualité de vie et à réduire l’essoufflement et la fatigue.
La plupart des programmes de réadaptation pulmonaire sont supervisés par un professionnel de la santé (par exemple, une infirmière, un physiothérapeute ou un inhalothérapeute). L’ampleur et la durée des programmes varient, mais ils se déroulent souvent en groupe, en milieu hospitalier.
En plus de l’exercice, les programmes de réadaptation pulmonaire vous montrent comment économiser votre énergie en faisant des tâches quotidiennes comme s’habiller ou faire des emplettes. Votre famille et vos amis peuvent aussi s’impliquer. La plupart des programmes ont un volet d’éducation pour la famille, les amis et les soignants. L’appui et les encouragements de vos amis et de vos proches sont importants pour vous aider à respecter votre plan de réadaptation. Si vous êtes atteint-e de MPOC, demandez à votre médecin si la réadaptation pulmonaire pourrait vous convenir.
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Donna Goodridge, Ph.D., RN Chercheuse en MPOC, Professeure agrégée, Collège de soins infirmiers Université de la Saskatchewan
Je travaille avec une équipe de chercheurs qui examinent diverses manières de soutenir les personnes atteintes de MPOC et leurs soignants, afin de réduire le nombre de visites à l’hôpital et de les aider à mieux gérer la maladie.
La vie avec une affection complexe comme la MPOC peut être un défi pour la personne affectée et pour ses soignants – familles et amis qui contribuent à ses soins.
La MPOC occasionne généralement plus de visites à l’hôpital que toute autre maladie, y compris l’insuffisance cardiaque et l’angine. Lors du retour à la maison, les soins quotidiens sont souvent laissés aux mains des patients et de leurs soignants.
En tant qu’infirmière, j’ai vu des patients sortir de l’hôpital sans avoir reçu assez de soutien ou d’information sur leur maladie pour pouvoir prendre d’eux-mêmes. Notre système de soins de santé compte fortement sur les patients et les soignants, pour la prise en charge de la maladie.
Nous voulons soutenir et éduquer les personnes atteintes de MPOC et leurs soignants, afin d’améliorer leur qualité de vie. Une meilleure qualité de vie signifie moins de visites à l’hôpital.
Notre équipe de chercheurs s’entretiendra avec 42 personnes atteintes de MPOC ayant récemment séjourné à l’hôpital, de même qu’avec leurs soignants, pour identifier ce qu’ils savent de la maladie, le type de soutien qu’ils reçoivent et leurs besoins non comblés.
Il existe peu de recherches pouvant guider les professionnels de la santé dans la mise sur pied d’éléments de soutien pour les soignants de la MPOC. Notre étude vise donc réellement le bien-être futur des personnes atteintes de MPOC et de leurs familles.
Les membres de l’équipe de recherche de Donna sont : Darcy Marciniuk, Collège de médecine, Université de la Saskatchewan; Donna Rennie, Collège de soins infirmiers, Université de la Saskatchewan; Pat Bailey, École de soins infirmiers, Laurentian University; et Shelly Hutchinson, étudiante au programme de maîtrise en soins infirmiers de l’Université de la Saskatchewan et titulaire d’une bourse d’études des Professionnels canadiens en santé respiratoire
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Rosario Holmes, Inhalothérapeute, éducateur dans le domaine de la MPOC Association pulmonaire, Ottawa
Lorsqu’une personne se présente pour la première fois en réadaptation pulmonaire avec un diagnostic de MPOC, elle est souvent découragée. Elle est triste parce qu’elle croit sa vie terminée. Mais à mesure qu’elle avance dans le programme, on la voit changer, physiquement et émotionnellement. Elle devient une personne complàtement nouvelle, ou elle redevient qui elle était auparavant (avant la maladie).
La MPOC est une maladie des poumons mais elle affecte tout le corps. C’est pourquoi nous offrons aux personnes atteintes de MPOC un programme qui comprend de l’éducation et de l’exercice.
L’éducation est importante car le patient doit savoir gérer sa maladie. On le renseigne sur ses médicaments et sur l’importance de bien manger et de se reposer. On lui fournit du soutien pour les enjeux sociaux et émotionnels associés à la maladie.
L’exercice est essentiel pour les personnes atteintes de MPOC, car elles doivent développer leurs muscles. Des muscles qui travaillent bien transportent mieux l’oxygàne dans le reste du corps. Les personnes atteintes de MPOC évitent souvent l’exercice car elles se sentent essoufflées et fatiguées, même au repos.
Or le manque d’exercice détériore la condition physique des patients pulmonaires et les rend encore plus essoufflés. Notre programme aide à briser ce cycle de craintes. Nous aidons le patient à s’entraîner adéquatement et nous évaluons sa capacité, ses limites et son endurance.
La réadaptation pulmonaire touche tous les aspects de la vie du patient : l’exercice, la nutrition, les enjeux sociaux et émotionnels, et bien sûr, l’abandon du tabagisme si cela n’est pas encore fait.
À mes yeux, il est extrêmement gratifiant de voir la différence que la réadaptation pulmonaire peut faire dans la vie des personnes atteintes de MPOC.
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