Apnée du sommeilEnfants & apnée du sommeil
Entre 0,7% et 10,3% des enfants sont atteints de troubles respiratoires du sommeil. Plusieurs de ces problèmes passent inaperçus et demeurent non traités. Ces troubles sont variés et incluent:
- l'apnée du sommeil
- le syndrome de résistance des voies aériennes supérieures
- la respiration superficielle due à l'obésité
Les troubles du sommeil non traités peuvent entraîner un retard de croissance, des problèmes cardiaques et des troubles comportementaux.
Symptômes des troubles du sommeil chez l'enfant
Si votre enfant ou votre adolescent éprouve un ou plusieurs des symptômes suivants, demandez à votre médecin de vous référer à un spécialiste du sommeil:
- ronflement
- pauses dans la respiration durant le sommeil (même une pause par heure est considérée anormale)
- fatigue durant le jour, même après une nuit complète de sommeil
- problèmes scolaires
Le diagnostic des troubles du sommeil chez l'enfant
Le diagnostic chez les enfants et les adolescents diffère de celui des adultes. Pour évaluer les problèmes respiratoires d'un enfant, le médecin:
- prendra connaissance de tous ses antécédents médicaux
- effectuera un examen physique
- prendra des radiographies pour déterminer la taille des adéno?des et des amygdales
- demandera aux parents de filmer l'enfant pendant son sommeil
- fera passer à l'enfant une polysomnographie - un examen sans douleur effectué pendant toute une nuit de sommeil en laboratoire spécialisé
Il est important de filmer l'enfant pendant toute une nuit de sommeil en laboratoire; l'observation de sa position corporelle permettra de poser un diagnostic plus juste.
Cause possible d'apnée du sommeil chez les jeunes
Une cause possible des ronflements et de l'apnée du sommeil chez les enfants est le gonflement des amygdales. Plus elles sont grosses, plus le problème est important. Si votre enfant a les amygdales gonflées, qu'il ronfle et que sa respiration s'accompagne de pauses silencieuses pendant la nuit, parlez-en à votre médecin et demandez un examen.
Le traitement de d'apnée du sommeil chez les jeunes
Chez les enfants dont l'apnée du sommeil est due à un gonflement des amygdales, on peut procéder à l'ablation de celles-ci pour éliminer le problème. Habituellement, une fois l'enflure de l'opération résorbée, les ronflements et les pauses respiratoires cessent et l'enfant se sent plus reposé et énergique. Dans certains cas, on observe des changements marqués de personnalité, de réussite scolaire et de santé.
Il existe d'autres traitements pour l'apnée du sommeil; votre médecin peut vous dire lequel parmi eux convient à votre enfant.
Une mauvaise alimentation et le manque d'activité physique affectent aussi le sommeil de l'enfant
L'obésité est un facteur de risque pour l'apnée du sommeil. Les taux d'obésité sont en hausse chez les enfants canadiens, en partie à cause d'un manque d'exercice physique et de la consommation d'aliments riches en gras.
Des écoles envisagent l'application de politiques nutritionnelles et l'offre de choix plus sains pour prévenir des problèmes de santé comme la carie dentaire, les maladies cardiaques, le diabète de type 2 et les troubles du sommeil. Elles constatent qu'un élève bien nourri s'absente moins souvent de l'école, se concentre mieux, est plus alerte, moins agressif et moins anxieux, a un meilleur comportement et des compétences sociales mieux développées.
Ce que vous pouvez faire à propos de d'apnée du sommeil chez les jeunes
Encouragez votre enfant ou votre adolescent à être actif et à manger sainement, à la maison, et appuyez des politiques d'alimentation saine à l'école.
Pour consulter le Guide canadien de la saine alimentation et de l'activité physique : www.phac-aspc.gc.ca/guide
Nouvelle recherche - Le ronflement : un prédicteur de l'hyperactivité après quatre ans
Une étude de quatre ans a révélé que le ronflement et d'autres signes de troubles respiratoires du sommeil sont d'importants facteurs de risque pour d'éventuels problèmes d'hyperactivité. Ces données montrent que l'apnée du sommeil non traitée contribue à l'hyperactivité.
Chervin R.D. et coll., "Snoring predicts hyperactivity four years later", Sleep, 1er juillet 2005, 28(7) : 885-890.
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